Nos Études

ÉTUDE DE 2014

« Effet de la consommation en fin de repas d’une boisson contenant des protéines solubles de lait sur la leucinémie postprandiale chez l’homme âgé sain »

Lecerf JM 1, Clerc E 1Jaruga A 1 Baudry C 2, Le Ruyet P 2

 

1 Service de Nutrition, Institut Pasteur de Lille
2 Lactalis R&D, Retiers

 

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Au cours du vieillissement, l’effet stimulateur du repas sur la synthèse protéique musculaire se détériore et ne permet plus de compenser les pertes protéiques des périodes de jeune, ce qui entraine une érosion progressive de la masse musculaire. Ce phénomène appelé « résistance anabolique au repas » résulte d’une diminution de la sensibilité du muscle âgé à l’effet des facteurs stimulants induits par la prise alimentaire, en particulier la leucine, acide aminé signal qui active les voies de synthèse protéique. Par conséquent, il apparait important d’élaborer des stratégies nutritionnelles permettant d’atteindre le seuil anabolique de leucine minimal pour rétablir la réponse protéique postprandiale. L’objectif principal  de cette étude d’intervention nutritionnelle effet-dose était d’évaluer l’effet de la consommation en fin de repas d’une faible quantité de protéines solubles de lait Prolacta®(PRO), à assimilation rapide et riches en leucine bioactive, sur la leucinémie, chez des hommes âgés de 65 à 70 ans ayant un IMC compris entre 24 et 27 kg/m². Le critère principal mesuré était la concentration plasmatique en leucine par chromatographie HPLC (High Performance Liquid Chromatography) à partir de 7 prélèvements sanguins réalisés à 7 temps différents répartis entre le début de la consommation du déjeuner standard et 3 heures suivant la consommation de trois produits tests (boisson lactée contenant 0g, 5g ou 8,2g  de protéines laitières Prolacta®). Cette étude pilote a démontré que la consommation d’1 g de leucine apportée sous forme de protéines solubles du lait en fin d’un repas complet permet une élévation de la leucinémie 2,5 fois plus élevée qu’un repas seul. Elle pourrait ainsi permettre d’atteindre le « seuil anabolique » nécessaire pour déclencher la synthèse musculaire et potentialiser l’effet d’un repas en rétablissant une réponse protéique postprandiale au niveau du muscle.


ÉTUDES DE 2015

 « Effet de la consommation d’œufs riches en caroténoïdes xanthophylles et en acides gras omega-3 à longue chaîne sur le pigment maculaire chez des volontaires sains »

 

Coralie Berthier, Niyazi Acar, Clémentine Thabuis, Anne Bourdillon, Elise Clerc, Emilie Simon, Bertrand Rodiguez, Adeline Mathiaud, Luc Dauchet, Sabine Defoort, Martine Crochet, Lionel Bretillon et Jean-Michel Lecerf

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La dégénérescence maculaire liée à l’âge est une pathologie fréquente et invalidante. Des études montrent qu’une faible densité optique du pigment maculaire (DOPM) ainsi que des apports faibles en acides gras polyinsaturés à longues chaines (AGPI-LC) sont associés à un risque accru de cette affection. Les caroténoïdes, lutéine et zéaxanthine, sont constitutifs de ce pigment maculaire. Le but de l’étude était de déterminer l’effet de la consommation d’œufs riches en lutéine et en DHA via l’enrichissement de l’alimentation de poules en concentré protéique de luzerne et en microalgues (sp. Schizochytrium). 99 volontaires sains ont été randomisés en 2 groupes parallèles et ont reçu en double aveugle soit 2 œufs standards (0.24mg de lutéine et 75mg de DHA -docohexaénoïque acide- pour 2 oeufs), soit 2 œufs enrichis (1.92mg de lutéine et 269mg de DHA pour 2 oeufs) par jour pendant 4 mois. Le pigment maculaire a été mesuré par un appareil HRA1 modifié. Les caroténoïdes et les acides gras ont été mesurés dans le plasma, les globules rouges et les lipoprotéines au niveau basal (VS) et à la fin de l’étude (V4). Une augmentation faible mais significative de la DOPM a été observée dans les 2 groupes chez les sujets du groupe standard et chez ceux du groupe enrichi sans différence entre les 2 groupes. Une augmentation des concentrations en lutéine et zéaxanthine a été observée dans le plasma et dans les lipoprotéines dans les 2 groupes mais de façon beaucoup plus importante dans le groupe enrichi. De même, le DHA a augmenté de façon beaucoup plus importante dans le plasma, les globules rouges et les lipoprotéines du groupe enrichi. Une corrélation positive entre la teneur en lutéine dans les HDL et la DOPM a été mise en évidence, en base dans les deux groupes et à 4 mois dans le groupe enrichi. Cette étude a démontré que la consommation de 2 œufs par jour entraine une augmentation faible de la DOPM. L’augmentation très importante des teneurs plasmatiques en lutéine et en DHA dans le groupe enrichi témoigne d’une biodisponibilité importante de ces nutriments dans les œufs. Le transport de la lutéine dans les HDL pourrait être impliqué dans la DOPM.


« Etude contre placebo, randomisée, en double aveugle, de l’incorporation de fructo-oligosaccharides en remplacement de sucres dans des crèmes desserts et de cakes sur la réduction de la réponse glycémique post-prandiale chez les volontaires sains »

Lecerf JM1, Clerc E1, Jaruga A1, Wagner A2, Respondek F2.

1 Service de Nutrition, Institut Pasteur de Lille

2 Département Innovation et recherche, Tereo, Marckolshei, France

 

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Etude de 2015

Lecerf JM1, Clerc E1, Jaruga A1, Wagner A2, Respondek F2.

1 Service de Nutrition, Institut Pasteur de Lille

2 Département Innovation et recherche, Tereo, Marckolshei, France

 

Les fructooligosaccharides (FOS) sont des fibres alimentaires présentant un indice glycémique très faible et une valeur calorique d’environ 2kcal/g. Ces d’ingrédients sont fréquemment utilisés dans des formulations alimentaires allégées en calories ou réduites en sucres. Deux études cliniques ont été réalisées pour évaluer l’effet sur la réponse glycémique d’un remplacement partiel de 30% des sucres par des FOS dans deux matrices alimentaires différentes (crème dessert et mini-cakes sucrés). Le même protocole expérimental a été mis en place pour les 2 matrices alimentaires sur des sujets  âgés de 18 à 50 ans et ayant un IMC compris entre 18 et 25 kg/m². Les sujets ont consommé les crèmes desserts ou les mini-cakes dans chacune des 2 études à un intervalle minimum de 7 jours en cross-over et en double aveugle. La composition en glucides de chaque portion était [sucres ; FOS (Actilight®)] : crème témoin [36 ; 0], crème test [25 ; 11], cake témoin [28 ; 0], cake test [19 ; 9]. Le pouvoir sucrant a été uniformisé avec un édulcorant intense n’ayant pas d’impact sur la réponse glycémique. Le test a été réalisé après 10 heures de jeûne. Juste avant la prise orale des produits, puis pendant 120 minutes, 7 échantillons de sang ont été prélevés pour la mesure de la glycémie et de l’insulinémie. Les résultats ont été analysés avec un modèle linéaire à effets mixtes de covariance. L’étude sur les crèmes desserts a démontré que le remplacement de 30% de sucres par des FOS permet de réduire significativement la réponse glycémique. Cet effet n’est pas dû à une sécrétion accrue d’insuline. L’étude sur les mini-cakes n’a pas permis de mettre en évidence une telle réduction : cela pourrait être dû à la moindre quantité de sucres glycémiants ingérés et/ou à une teneur en lipides plus élevée dans cette matrice.